72 heures

Après le temps de la maturation, vient le temps de la maturité et cette troisième journée a pu donner toutes les clés. Quelle journée ! Au FRAT, le plus impressionnant c’est le silence de 8 000 jeunes 2 heures durant le temps d’une cérémonie. Ceux qui ne l’ont jamais vécu ne peuvent y croire. Et pourtant, c’est possible, c’est réel. Un silence vrai, profond. La seule et unique messe en grand groupe sous Pie X en fut le plus bel exemple. Les seuls silences rompus par des applaudissements nourris furent sincères, sans agitation ni excitation, tout simplement juste. C’est Alban qui perturba ce silence. Il n’a rien d’un perturbateur pourtant Alban. Il a juste lu la lecture relatant le terrassement de Paul, perdant soudainement la vue. Une lecture lente, posée sur un lectionnaire très particulier, en braille car lui-même est non voyant. Quel symbole ! Monseigneur Aupetit, Archevêque de Paris, s’est adressé à nos jeunes en confident. En donnant sa vie au et pour le Christ, il est devenu l’un de ses principaux serviteurs, à l’image de ceux des Noces de Cana. Mais au-delà de l’ordination, nous sommes aussi tous appelés à devenir des serviteurs du Christ selon sa vocation de croyant.
Cela sentait l’été dans les rues de Lourdes cet après-midi. Le soleil, la chaleur, certes mais pas seulement, un festival d’avant saison, le FestiFRAT. Ils étaient là, bien présents pour tous, en chair et en os, Glorious et Hopen. En pleine forme tous les frangins.
La vraie maturé est réellement apparue ce soir à la veillée. Un prêtre tous les 2 mètres, une file d’attente à perte de vue, le Seigneur est à l’écoute, l’Esprit Saint souffle, la Réconciliation est l’acte de maturité absolu d’un FRAT réussi.
Et ce n’est pas fini. Il y a du lourd prévu encore. Et ce fut le troisième jour.