96 heures

Après le temps de la maturité, vient le temps de la consolidation. Celle-ci s’ancre sur un roc, un rocher, celui de Lourdes sans nul doute. Les sentiments varient beaucoup un quatrième jour au FRAT à Lourdes, cela va de la joie, de l’allégresse à la mélancolie voire la tristesse même. C’est le dernier jour, tout cela va bientôt s’arrêter, la parenthèse va se refermer mais la vie va reprendre son cours avec plus de…. tout car « un FRAT, c’est pour la vie ».
Il est impossible de dissocier Lourdes et nos frères et amis malades, le message de la Vierge s’adresse aux plus fragiles d’entre nous, mais ne le sommes-nous pas tous finalement ? Le Sacrement des malades est toujours un des moments les plus forts et les plus marquants. Cette année, il fut délivré en temps diocésain, le temps d’une messe entre nous, juste entre nous, entre 1000 et 2000 Frateux. J’ai pu vivre ce sacrement au plus près, ayant la chance d’accompagner un jeune malade. Nous avons pu « entendre » l’Esprit Saint souffler ; le silence, la prière et l’intériorisation s’était emparés de l’église Sainte Bernadette. La totalité des présents portent, soutiennent le recevant d’une force inexprimable.
Dernier jour est synonyme de départ, plutôt de nouveau départ. Avant de nous envoyer en mission pour porter le Christ là où nous serons, c’est notre vocation, nous découvrons les propositions qui seront, quant à elles, portés par nos évêques au Pape en octobre prochain.
Un dernier passage à la Grotte dire que l’on reviendra, c’est évident et nous nous retrouvons à la gare, pas la routière mais bien la ferroviaire. Le retour est tellement rapide en train que les parents paraissent moins frais que les enfants sur le quai de la gare en cette fin de nuit, en cette fin de FRAT 2018.
Cette fois, c’est fini, même si c’est pour la vie…