Le Pape a reçu les cartes des Frateux !

Les quatre évêques français, présents à Rome pour le Synode sur
les jeunes, la foi et le discernement vocationnel,
ont transmis au Pape François les 1509 cartes postales envoyées par les jeunes du Frat de Lourdes 2018.

Le Pape a béni les jeunes qui lui ont écrit, ainsi que tous les jeunes français. Il nous demande de prier pour lui et pour le synode. #frat2018 #synod2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Enseignement Mgr Santier – Veillée Louange & Adoration

FRAT-LOURDES - 17-22 AVRIL 2018
VENDREDI 20 AVRIL

 

Au début de la veillée, nous avons entendu le psaume 23 (22). Maintenant, je vais le prier avec Jésus, le méditer pour que, à votre tour, vous puissiez le goûter, le méditer durant l’adoration.

Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.
Sur des près d’herbe fraîche, il me fait reposer

Dans la prière, ce soir, nous pouvons vivre un passage : souvent, nous parlons du Seigneur à la 3ème personne du singulier comme à quelqu’un de lointain. Ce soir, dans le silence de notre cœur, pendant l’adoration, avec les paroles du psaume nous pouvons nous adresser à Jésus, personnellement, à la 2ème personne du singulier, comme à quelqu’un de proche. Cette belle prière de louange juive, Jésus l’a priée.

    Seigneur, tu es mon berger.
Jésus, tu es mon berger. Avec toi, je ne manque de rien.
Tu prends soin de moi, quand je suis seul, dans la difficulté.
Je sais que tu es à côté de moi, tu me soutiens.
Alors, monte en mon cœur la paix.
En toi, je trouve mon repos, comme allongé sur des près d’herbe fraîche.
Mène-moi aux sources du salut.

En silence, je peux répéter :

Seigneur, tu es mon berger. Jésus tu es mon berger.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre.
Il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.

Le berger, dans les vertes prairies ou sur les montagnes, veille à ce que les brebis ne s’égarent pas et il les conduit sur le bon sentier, le bon chemin. Il les mène vers les sources, les rivières, les fontaines pour qu’elles puissent boire, se désaltérer. Ainsi, s’il fait chaud, si elles sont fragilisées, elles peuvent reprendre des forces.

Seigneur, tu es ce bon berger qui nous mène vers le bon chemin,
lorsque nous ne savons plus où nous en sommes,
lorsque nous nous égarons sur des pentes attirantes qui nous conduisent vers des chemins sans issue.
Avec toi, je ne peux trébucher car je suis dans ta main.
Jésus, quand nous sommes découragés
dans nos études, dans les difficultés en famille,
tu nous mènes comme ici, à Lourdes, au Frat, vers des eaux tranquilles
que sont ta Parole, ton Corps qui est l’Eucharistie, la fraternité.
Alors, tu nous fais revivre.
Tu ouvres pour nous un avenir alors que les portes semblaient se fermer.
Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal.
Car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Jésus, tu sais bien que j’ai traversé des épreuves, des ravins de la mort comme le départ de mon grand-père, de ma grand-mère ; je me suis senti abandonné.

J’ai été en révolte mais, petit à petit, j’ai pu traverser cette épreuve car tu étais avec moi, tu es avec moi. Cette parole, tu l’as répétée à chaque fois que tu as appelé : Abraham, Moise, Jérémie, ou l’un des prophètes. Tu rends vivants les morts. Cette parole tu l’as dite à tes apôtres avant de les quitter : Je suis tous les jours avec vous. Que ma joie soit en vous !

Dans le silence, accueillons Jésus nous répéter notre nom et nous dire : ‘’Je suis avec toi’’ et, dans la foi, chacun peut dire : ‘’Je crois que tu es avec moi’’. Ainsi, je suis sûr d’être sur le juste chemin car toi, Jésus, tu es le chemin qui mène au Père, qui mène à la vie, à la vérité.

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis
Tu répands le parfum sur ma tête,
Ma coupe est débordante.

Chaque dimanche, le Jour du Seigneur, jour de fête et de joie, comme ici au Frat, le Seigneur vous prépare, à vous tous les jeunes, sa table : la table de sa Parole et de son Corps. Car l’ennemi de votre foi, c’est que vous demeuriez seuls dans votre foi. La foi ne se vit pas seul, mais avec d’autres, en peuple, en Eglise. Point de foi sans la fraternité.

Tu nous fais cette invitation, Seigneur, mais parfois, nous préférons te laisser seul !

Jésus, le bon berger vous fait cette invitation :

Venez à moi, venez manger de mon pain
Et boire la coupe que j’ai préparée pour vous.

Pour que tu puisses avoir la force de suivre Jésus jusqu’au bout, l’Eglise te propose le parfum, l’onction de l’Esprit Saint sur ta tête, sur tout ton être, tout ton corps, le sacrement de la confirmation. Cette invitation est pour toi. Et, si tu as reçu ce don, il veut ce soir ‘’raviver en toi le don de l’Esprit’’. Jésus, bon berger, ravive en moi le don de l’Esprit, la joie de croire.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie.
J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Jésus, bon berger, tu veux notre bonheur, tu veux mon bonheur. Je croyais que, si je marchais avec toi, je ne serais plus libre. Mais quand je me détourne de toi, je perds ce bonheur et cette joie.

Dans ton pardon, par le sacrement, j’ai ressenti cette joie immense. Alors, tu me dis :

‘’Si tu veux garder cette joie, suis-moi !
Je veux faire alliance avec toi ; je veux créer une amitié avec toi.’’
Es-tu prêt à venir, à me suivre ? Jusqu’où veux-tu me suivre ?
Es-tu prêt à te donner aux autres ? à me donner ton cœur ?

Oui, je sais, Seigneur.
Tu es mon berger, tu es avec moi.
Avec toi, je ne crains rien.

Dans l’adoration, le dialogue entre Jésus et vous tous,
avec chacun et chacune de vous va se poursuivre.
Jésus va vous redire et vous murmurer :

Je suis là, avec toi, pour toi.
Ne crains pas. J’ai donné ma vie pour toi.

Et toi, tu pourras lui répondre :

Oui, je sais que tu es avec moi.
Tu es mon berger, tu me gardes.
Je n’ai plus peur de te suivre
De te mettre au cœur de ma vie.

+ Mgr Michel Santier
Evêque de Créteil

Homélie de Mgr Michel Aupetit – Messe du FRAT

Vendredi 20 avril 2018 – Messe du Fraternel à Lourdes
- Ac 9,1-20 ; Ps. 116 ; Jn 2,1-11

Homélie de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

 

Le premier signe que Jésus va donner de sa divinité se passe au cours d’une noce. Ce n’est pas seulement une circonstance anecdotique. Une noce, un mariage est le signe du don de sa vie par amour. Jésus nous a dit : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Donner sa vie par amour est le fondement de toute vie chrétienne. C’est vrai pour le mariage, c’est vrai pour la vie religieuse, c’est vrai pour tout engagement total de sa personne au service des autres. Cela s’appelle la vocation.

La scène se passe au début du ministère de Jésus. Il n’est pas encore très connu. Il a juste quelques disciples qui l’ont suivi depuis son baptême par Jean Baptiste.

Marie, sa mère, est celle qui connaît le mieux son Fils. Elle sait surtout qu’il vient de Dieu comme l’ange le lui a dit : « il sera appelé Fils du Très Haut ». La Vierge Marie a donné sa vie pour accueillir le Fils de Dieu quand elle dit : « voici la servante du Seigneur ». C’est ainsi qu’elle a accompli sa vocation : « qu’il me soit fait selon ta Parole ». Elle seule sait exactement ce dont elle parle quand elle nous dit : « faites tout ce qu’il vous dira » parce que c’est la source de notre joie et de la réalisation heureuse de notre vie.

Nous avons vu tous les personnages de cette scène de l’évangile : les jeunes mariés, Jésus et ses disciples, Marie, sa mère et le maître du repas qui est dépassé par les événements quand manque le vin.

On oublie toujours les acteurs principaux sans qui rien ne se serait passé de ce miracle : les serviteurs ! En effet, c’est à eux que Marie s’adresse. C’est bien eux qui écoutent Marie. C’est bien eux qui vont accomplir tout ce que Jésus demande. Et ce qu’il demande est pour le moins incongru : il s’agit de remplir six cuves contenant chacune 100 litres. Vous imaginez ? Mettre 600 litres d’eau alors qu’à l’époque il n’y a pas l’eau courante. C’est non seulement épuisant mais aussi aberrant. Ensuite, Jésus va leur demander de puiser l’eau et de la porter au maître du repas. Là aussi, il faut oser. On peut imaginer que le maître du repas est de très mauvaise humeur devant le défaut de vin. Alors, pour aller lui présenter de l’eau qu’ils viennent de verser dans les cruches, il faut une sacrée audace !

Eh bien, ces serviteurs, parce qu’ils ont cru à la parole de Marie et qu’ils font un acte de foi très grand envers Jésus et sa parole, accomplissent le miracle. C’est bien Jésus qui opère le miracle, mais celui-ci n’a lieu que parce que les serviteurs ont cru à sa parole et ont fait ce qu’il a demandé.

Mais aujourd’hui, qui sont ces serviteurs ?

C’est vous, c’est moi, c’est chacun de nous qui faisons confiance à la Vierge Marie et qui croyons vraiment à la parole de Jésus même quand elle paraît étonnante, qu’elle nous surprend, qu’elle nous dérange. Quand j’avais votre âge, j’avais imaginé une vie bien tranquille, un bon métier, une gentille famille, bref tout le contraire de ce que j’ai vécu. Tout ça parce qu’un jour, j’ai eu l’intuition de confier ma vie à la sainte Vierge. Et c’est ce jour-là que j’ai reçu l’appel à tout quitter pour Jésus. J’avais confiance en Marie, je croyais vraiment à l’évangile et à la Parole de Jésus mais de là à tout quitter pour lui, il y avait une sacrée marge.

Voilà. Chacun de nous doit apprendre à être ces fameux serviteurs qui font confiance à la Vierge Marie et donnent leurs mains, leur cœur et leur vie pour que l’amour puisse régner en ce monde. Et ceci quelle que soit notre vocation particulière. C’est formidable, non ?

Les apôtres étaient 12. Ils ont révolutionné ce vieux monde égoïste en prêchant l’évangile. Nous, nous sommes 10 000. Allons-nous mettre le feu, le feu d’amour, feu de l’Esprit-Saint à ce monde ?

Mgr. Michel Aupetit, archevêque de Paris

 

https://www.paris.catholique.fr/homelie-de-mgr-michel-aupetit-46208.html

Conclusion du Frat 2018

Après ce Frat, c’est maintenant le temps de faire mémoire, mémoire de ce que vous avez reçu. Tout ce que vous avez reçu au Frat, vous êtes appelés à le vivre, à l’approfondir et notamment lors de votre carrefour-retour.

Chaque humain, quel que soit ses convictions est à l’image et à la ressemblance de Dieu. Chacun est appelé à Lui ressembler. C’est-à-dire à mettre en œuvre des actions qui correspondent à la Beauté, à la Bonté, à la Justice, à la Paix… bref : à l’Amour de Dieu.

Nous l’avons entendu, le Christ vient nous sauver de nos faiblesses, il vient nous relever et chacun de vous porte comme mission de l'annoncer à ses amis, c’est l’une des propositions que vous avez faite. Si l'amour du Christ brille en vous, les autres le verront.

Vous puiserez dans la Parole de Dieu et dans l'Eucharistie la force nécessaire pour vivre de l’Amour du Christ dans la vie de tous les jours.

Comme Jérémie vous trouverez les énergies pour parler et agir dans ce monde.

Car c’est dans le monde que nous sommes envoyés. En rentrant, soyez toujours interpellés par les injustices, le désir de transmettre aux autres ce que tu vis et ce que tu reçois.

En développant tes talents, tu sauras y mettre ta propre touche, une touche personnelle qui fait que ta vocation est unique. Si on ne sait pas encore quel sera ton avenir, je sais (et il y en a parmi vous) que certains parmi vous répondront à l'appel du Christ en étant animateur dans leurs groupes ou chef scout.

Vous trouverez des engagements auprès des malades, des sdf ou d’autres personnes en difficulté.

Petit à petit tu trouveras les engagements pour un temps plus long et enfin tu choisiras une voie. Certains seront artiste, avocat, juge, médecin, ou professeur, d’autres seront éducateurs… D'autres (et il y en a parmi vous) consacreront leur vie comme prêtre ou religieuse.

D’autres (et il y en a parmi vous) se marieront et aideront leurs propres enfants à grandir pour qu’eux aussi répondent à l'appel du Christ.

Si ce Frat t'a permis de découvrir que toute vie est vocation à vivre de l’Amour de Dieu pour le service du monde, alors tu auras trouvé des pistes pour toute ta vie, pour être vraiment heureux. Nous sommes sûrs que Dieu t'aidera à découvrir ton chemin,
Je m’adresse aux animateurs, aux responsables et aux prêtres : comment allez-vous aider ces jeunes au retour du Frat à continuer à réfléchir aux appels du Christ. Développez l’accompagnement personnel : les jeunes nous l’ont demandé.

Tu es déjà cette pierre d’Eglise que nous aimons. Alors bonne route et retour chez vous. Dieu vous aimera toujours !

P. Yves-Arnaud Kirchhof, Prêtre responsable du Frat de Lourdes.

96 heures

Après le temps de la maturité, vient le temps de la consolidation. Celle-ci s’ancre sur un roc, un rocher, celui de Lourdes sans nul doute. Les sentiments varient beaucoup un quatrième jour au FRAT à Lourdes, cela va de la joie, de l’allégresse à la mélancolie voire la tristesse même. C’est le dernier jour, tout cela va bientôt s’arrêter, la parenthèse va se refermer mais la vie va reprendre son cours avec plus de…. tout car « un FRAT, c’est pour la vie ».
Il est impossible de dissocier Lourdes et nos frères et amis malades, le message de la Vierge s’adresse aux plus fragiles d’entre nous, mais ne le sommes-nous pas tous finalement ? Le Sacrement des malades est toujours un des moments les plus forts et les plus marquants. Cette année, il fut délivré en temps diocésain, le temps d’une messe entre nous, juste entre nous, entre 1000 et 2000 Frateux. J’ai pu vivre ce sacrement au plus près, ayant la chance d’accompagner un jeune malade. Nous avons pu « entendre » l’Esprit Saint souffler ; le silence, la prière et l’intériorisation s’était emparés de l’église Sainte Bernadette. La totalité des présents portent, soutiennent le recevant d’une force inexprimable.
Dernier jour est synonyme de départ, plutôt de nouveau départ. Avant de nous envoyer en mission pour porter le Christ là où nous serons, c’est notre vocation, nous découvrons les propositions qui seront, quant à elles, portés par nos évêques au Pape en octobre prochain.
Un dernier passage à la Grotte dire que l’on reviendra, c’est évident et nous nous retrouvons à la gare, pas la routière mais bien la ferroviaire. Le retour est tellement rapide en train que les parents paraissent moins frais que les enfants sur le quai de la gare en cette fin de nuit, en cette fin de FRAT 2018.
Cette fois, c’est fini, même si c’est pour la vie…

72 heures

Après le temps de la maturation, vient le temps de la maturité et cette troisième journée a pu donner toutes les clés. Quelle journée ! Au FRAT, le plus impressionnant c’est le silence de 8 000 jeunes 2 heures durant le temps d’une cérémonie. Ceux qui ne l’ont jamais vécu ne peuvent y croire. Et pourtant, c’est possible, c’est réel. Un silence vrai, profond. La seule et unique messe en grand groupe sous Pie X en fut le plus bel exemple. Les seuls silences rompus par des applaudissements nourris furent sincères, sans agitation ni excitation, tout simplement juste. C’est Alban qui perturba ce silence. Il n’a rien d’un perturbateur pourtant Alban. Il a juste lu la lecture relatant le terrassement de Paul, perdant soudainement la vue. Une lecture lente, posée sur un lectionnaire très particulier, en braille car lui-même est non voyant. Quel symbole ! Monseigneur Aupetit, Archevêque de Paris, s’est adressé à nos jeunes en confident. En donnant sa vie au et pour le Christ, il est devenu l’un de ses principaux serviteurs, à l’image de ceux des Noces de Cana. Mais au-delà de l’ordination, nous sommes aussi tous appelés à devenir des serviteurs du Christ selon sa vocation de croyant.
Cela sentait l’été dans les rues de Lourdes cet après-midi. Le soleil, la chaleur, certes mais pas seulement, un festival d’avant saison, le FestiFRAT. Ils étaient là, bien présents pour tous, en chair et en os, Glorious et Hopen. En pleine forme tous les frangins.
La vraie maturé est réellement apparue ce soir à la veillée. Un prêtre tous les 2 mètres, une file d’attente à perte de vue, le Seigneur est à l’écoute, l’Esprit Saint souffle, la Réconciliation est l’acte de maturité absolu d’un FRAT réussi.
Et ce n’est pas fini. Il y a du lourd prévu encore. Et ce fut le troisième jour.

48h

Après le temps de l’initiation, vient le temps de la maturation, celui de cheminer afin de vivre pleinement son FRAT à Lourdes. Pour être là, il a déjà fallu répondre à un appel, celui d’un ami, d’un parent, d’un aumônier, d’un animateur ou bien même sa propre voix pourquoi pas. Mais, quoi qu’il en soit, seul le Christ nous appelle à être présent parmi ses milliers de jeunes. Ils y répondent et ce, dès 9h du mat, la nuit réparatrice a redonné force et vigueur. Premier rendez-vous à Pie X, Monseigneur Delannoy, Evêque de Saint Denis met l’accent sur le thème lancé la veille, l’appel. Les anges virtuels symbolisés dans les multiples écrans ne cessent de nous interpeller, nous posent les questions, les vraies, les bonnes, les seules finalement, celles qui guident nos vies vers le chemin de la joie et du bonheur.
Il fait beau, il fait chaud à Lourdes en ce début de printemps et comme la nature qui se réveille, les esprits s’ouvrent, propices aux réflexions Synodales durant les Carrefours, les bonnes idées affluent à travers l’appli dédiée. François aura de la lecture en octobre prochain, il y a des idées à foison.
Au FRAT, il y a une vie en groupe à 8 000, une vie en petit groupe d’aumônerie avec lequel chacun est venu, une vie en tout petit groupe le temps des Carrefours et une vie diocésaine. L’après-midi était dédié à ces rencontres, ces témoignages, ces échanges en diocèse. Les propositions étaient multiples, diverses, variées. Quelle richesse ! On y aurait même vu Glorious et Hopen, les « stars » de la pop rock louange mais chut, tout le monde n’a pu les voir mais des séances de rattrapage sont prévues… Et retour à Pie X pour mieux comprendre la réponse de Celle qui fut en tout premier lieu appelée, son Humble Servante, La Vierge Marie.
Eh oui, cela fait de riches et bonnes journées au FRAT. Ce n’est pas fini, loin de là. Et ce fut le deuxième jour.

A demain

24h

      Une première journée à Lourdes, cela reste gravée généralement à vie dans les mémoires. Elle ne laisse jamais indifférente cette Cité Mariale ! Il s’y passe toujours quelque chose de… Chacun aura un qualificatif selon son sentiment. Pour la très grande majorité des jeunes Frateux, c’est une grande première. Et, venir à Lourdes comme les tous premiers pèlerins en bus, dans un confort parfois très sommaire, c’est déjà une vraie expérience. Les mines n’étaient pas trop tirées à leur arrivée après 12 heures de trajet, c’est aussi ça la magie de Lourdes ! A moins que ce soit la magie du FRAT. Il n’y a pas de mauvaises réponses, les deux fonctionnent, mieux les deux opèrent. Le temps de se rafraîchir, prendre place dans les réputés hôtels Lourdais, ce sont les premières grandes découvertes : la Grotte bien sûr, le Sanctuaire, les fontaines, les chapelles de lumière, le gave… De plus, le soleil nous montre son plus bel appareil. Initiation faite, le FRAT peut démarrer. Le tour de chauffe se fait bien sûr sous Pie X, la Basilique souterraine pouvant accueillir avec largesse les 8 000 pèlerins. « Sois sans crainte, Il t’appelle ». Et, l’appel se fait immédiatement sentir, les piliers en béton résonnent, les chants, les hymnes montent, c’est lancé ! Monseigneur Jachiet déclare solennellement « ouvert » le FRAT 2018, donne les clés à la bonne compréhension de la démarche d’un Frateux à Lourdes. Vous recevrez La Parole et vous aurez la parole, le Synode des jeunes marquera notamment les temps d’échange, les fameux Carrefours. Avant d’envoyer les jeunes à se regrouper en petit groupe pour débuter leur réflexion, l’évêque accompagnateur du Frat 2018 bénit tous les prêtres présents, et cela en fait, les envoyant en mission de réconciliateur au nom du Christ. Sainte Bernadette avait reçu ce message de La Vierge « …qu’on y vienne en procession ». C’est aussitôt fait pour nos jeunes Frateux. Les yeux s’émerveillent à la lueur des milliers de cierges dans la nuit serpentant sur l’esplanade. La Vierge veille sur eux et sur leur sommeil réparateur bien mérité mais pas seulement, le millier de bénévoles et animateurs accompagnateurs aussi. Demain, la journée sera encore longue et belle, pleine de foi, d’espérance et de rencontre.

A demain

Découvrez les photos de la journée ICI

 

FAC 2

La démarche synodale au FRAT

Durant le FRAT des temps de carrefours sont organisés afin de permettre aux jeunes de se rencontrer, de partager leur différences et leur point de vue.
Cette année, le Pape François propose que les jeunes du monde entier prennent la parole pour aider l’Église à mieux répondre à leurs attentes. C’est ce qu’on appelle un synode : les évêques du monde se réunissent pour discuter des propositions des jeunes. Ce synode sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » tiendra à Rome du 3 au 28 octobre 2018 prochain.
Les participants au FRAT de cette année auront eux aussi l’occasion de faire entendre leur voix ! Ils viendront avec des propositions pour l’Église.
Ensemble, les participants en sélectionneront certaines qui seront remises sous forme de texte au Pape et ainsi qu’aux évêques dans un livre blanc.

 

https://www.lourdes-france.org/activites/experience-synode 

 

 

Comprendre le thème du Frat : « Sois sans crainte, il t’appelle » (3/3)

Comprendre le thème du Frat : « Sois sans crainte, il t’appelle »
« Il t’appelle » – « Sois sans crainte » – « La Confiance »

troisième partie d’une réflexion en 3 temps sur le thème du Frat

« La Confiance « 
Après avoir découvert quelques éléments de l’appel, des craintes qui nous peuvent nous habiter, le thème conduit finalement à choisir la confiance. « Confiance, lève-toi, il t’appelle » c’est une phrase de l’évangile (Mc 10, 46-52). Plus exactement, c’est la phrase que disent ceux qui sont autour d’un aveugle, Bartimée qui demande l’aide de Jésus.
La confiance c’est donc aussi un appel : on peut choisir de faire confiance, d’avoir foi dans celui qui peut nous aider. C’est parfois très difficile : depuis notre enfance le message qui nous est transmit est plutôt : « ne montre pas que tu es faible ». Accepter de vouloir être sauvé nécessite quelques attitudes :
– Reconnaître que je ne suis pas parfait, et que j’ai besoin d’un autre pour m’aider à progresser. C’est la raison pour laquelle je mets ma foi en Jésus : seul Dieu est capable de me sauver : tous les autres hommes sont aussi imparfaits que moi.
– Accepter d’entendre les autres : ici ce sont les disciples qui invitent Bartimée à la confiance. Sans l’aide de certaines personnes, on n’osera jamais avancer. La confiance, c’est aussi un appel des autres. Beaucoup de jeunes viennent au Frat parce que des amis leur ont dit : « fais moi confiance, c’est génial ». Répondre, c’est un vrai signe d’ouverture et de confiance.

Avec Dieu, on parle de « foi » mais c’est aussi de la confiance. « Confiance » vient du latin con-fidere qui se traduit « avec foi ». La confiance en Dieu, la foi, c’est croire que Dieu est capable de me rendre meilleur. C’est croire qu’en me rendant meilleur, il rend aussi les autres meilleurs et que cela peut changer le monde car seul, je ne peux pas le changer. En Dieu, il n’y a pas de piège : il nous à créé à son image pour aimer, construire et bâtir. C’est parce que l’être humain n’arrive pas à suivre ce chemin que Dieu à envoyé les prophètes et finalement son propre Fils, Jésus. En acceptant de mourir sur une croix, Dieu donne le plus beau témoignage de son Amour : il est prêt à tout donner pour les hommes. Après Pâques, la foi nous invite à croire que rien, pas même la mort, la haine ou la violence ne peut détruire l’Amour, la Vérité et la Justice.
La confiance, c’est croire que rien ne pourra vaincre ma vie, même dans les moments les plus ténébreux : Dieu veut toujours me relever, quelque soit l’obstacle qui me fait face!

Bonne préparation du Frat et à la semaine prochaine !

Père Yves-Arnaud KIRCHHOF 
Prêtre Responsable du FRAT de Lourdes